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Mardi 13 avril 2004 , 18H - 2 ème leçon - " Vous avez chaud ?"
- "oui un petit peu .." ai-je dû avouer.
C'est que les gouttes de sueurs sur mon front devaient commencer à se voir. Comment aurait-il pu en être autrement : droite-gauche-en montée-en descente, les virages se succédaient depuis déjà près de 40 minutes et mon estomac commençait à ne plus être d'accord de se laisser traîter de la sorte (je l'avais ménagé pensais-je, pâtes à midi il aurait dû être content !).
Tout avait pourtant bien commencé, après la checklist au sol et le roulage j'ai pu, comme un grand propulser le piper à 70 kts par-dessus le petit village de Broc. Sûrement que sans l'aide de l'instructeur je n'aurais jamais dépassé le bout de piste mais quoiqu'il en soit c'est moi qui ai tiré sur le manche !
Cette leçon fut pour moi la découverte du palonnier, eh oui il y a aussi des pédales ! Pression à droite en montée pour compenser le lacet inverse provoqué par l'hélice, pression à gauche (respectivement à droite) lorsque l'on vire à gauche (respectivement à droite) pour contrer le roulis induit ... bon moi non plus je comprends pas tout mais pour l'instant j'essaye de coordonner tout ça en évitant de déclancher des virages engagés (attention au repère d'inclinaison de 30° sinon ça tire !).
L'objectif de ces premières leçons est d'apprendre à se repérer par rapport à l'horizon et de mémoriser les inclinaisons de l'avion (la portion de terre et de ciel visible du cockpit) en montée, en descente et en vol horizontal et cela afin de pouvoir garder un cap et une altitude sans avoir à se reférer aux instruments (VFR - Visual Flight Rules).
Ainsi, après une dizaine de virages dans toud les sens, la température commençait à monter dans le cockpit, me rappelant des consignes de la première leçon, je préfère l'annoncer à l'instructeur plutôt que de prendre le risque de salir l'intérieur cuir ...
- " pas de problème c'est tout à fait normal, on a un peu insisté sur les virages, on va rentrer"
Sur le retour on s'est encore fait secouer sur les reliefs (satané bise !) puis on s'est finalement posé 47 minutes après notre décollage.
Je suis conscient que la masse de travail à accomplir avant de pouvoir être seul à bord est immense mais j'ai l'impression de progresser, seul mon estomac semble décidé à ne pas vouloir être pilote !
Date de création : 04/05/2005 @ 22:57
Dernière modification : 05/05/2005 @ 00:00
Catégorie : Pilote en herbe
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